Discours au Pré Saint Gervais

vendredi 30 mars 2012

Les dix raisons qui feront la victoire de la Gauche en mai et juin.




  1. Les « effets différés » des mouvements sociaux de 2003 à aujourd’hui.

En décembre 2010, ce sont 8 millions de travailleurs qui sont descendus dans la rue pour défendre leur système de retraite. 7 ans après 2003, la mobilisation restait intacte. La droite, obnubilée par les vieilles rengaines libérales, n’a pas compris que cet acharnement à abaisser le niveau des pensions ne lui serait pas pardonné et qu’elle en paierait le prix électoral, le moment venu. Tout comme elle n’a pas compris que le mépris à l’égard des travailleurs jetés au chômage par les amis du Président ne pouvait qu’heurter une République qui depuis 1946 met ses idéaux sociaux au même niveau que ses idéaux de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. L’œuvre du conseil national de la Résistance est toujours au centre des débats politiques dans ce pays. Ce que Chirac avait compris avec « La fracture sociale » est totalement étranger au Président sortant qui n’a qu’une piètre culture politique.


  1. Le Parti socialiste, cette fois, a décidé de gagner.

Il n’est qu’à comparer les meetings de 2007 et ceux de 2012 pour s’en rendre compte. Alors que la Primaire citoyenne portait en elle les risques de la division, à peine le résultat connu, on a vu l’ensemble du Parti se mettre en ordre de campagne derrière le candidat. Un élan d’unité que nous n’avions pas connu depuis bien longtemps et qui a convaincu notre base électorale que le cycle défaitiste, en vigueur depuis 2002, était réellement dépassé. Voir Manuel Valls, transformé en maître de cérémonie, s’affairer à Dijon pour que tout soit réussi ne tient pas seulement de l’anecdote, cela révèle une vraie volonté collective de réussite, une vraie volonté de mettre de côté tout ce qui peut nous diviser pour privilégier ce qui nous réunit. Une vraie volonté de gagner.
La même volonté, au service de notre candidate en 2007, aurait même, peut-être, pu porter une dynamique de victoire. Au-delà de la candidate, c’est, avant tout, notre division qui a permis le succès du candidat du Fouquets’.


  1. La Gauche n’a jamais été aussi unie depuis 1981.

L’accord avec Europe Écologie Les Verts en est le premier révélateur, la plupart des militants d’EELV a compris que la victoire passerait, comme c’est toujours le cas, par l’unité des forces de gauche et subsidiairement qu’un nouvel échec dû à notre division scellerait la fin du mouvement écologiste. Par ailleurs, le Front de Gauche, grâce au talent politique de JL Mélenchon, est parvenu à fédérer l’ensemble de la Gauche radicale émiettée jusqu’à présent en quatre ou cinq chapelles. Cette dynamique porte en elle une augmentation nette du score de la Gauche au premier tour et la victoire au second car Jean-Luc sait parfaitement qu’il ne lui serait pas pardonné, par sa base, d’être responsable d’une défaite de son camp. Si le Parti Communiste des années soixante-dix pouvait se le permettre, lui ne le peut pas.


  1. Notre candidat est capable de rassembler.

François Hollande a cette capacité de conserver la dynamique unitaire parce qu’il connaît parfaitement les mécanismes politiques qui régissent les rapports de force à gauche. Il sait qu’il ne gagnera qu’à la condition de donner des gages de son ancrage à gauche. Ses soixante propositions, qui reprennent largement le « Projet socialiste », répondent aux aspirations des couches populaires même si bien sûr, celles-ci souhaiteraient qu’il aille plus loin. Mais, au total, elles se reconnaissent dans ces propositions qui clivent avec celles de la Droite. L’opposition sur les questions sociales est frontale et c’est tant mieux.


  1. Les programmes des différents candidats de la Gauche apportent de vraies réponses aux préoccupations des couches populaires.

On retrouve dans cette campagne le schéma classique. Les thèmes abordés par les candidats de gauche sont les mêmes : emploi, pouvoir d’achat, redistribution des richesses, justice fiscale, logement, égalité homme/femme, éducation, santé etc. Ce sont les grandes lignes de la fracture sociale de la société française. Ils sont classiquement également déclinés de façon plus ou moins radicale selon les sensibilités mais dans tous les cas les éléments de rupture avec le vécu des politiques suivies depuis 2002 sont manifestes. Comme le dit Gérard Filoche, « Avec la Gauche on n’a pas tout ce que l’on veut, mais avec la Droite on a tout ce que l’on ne veut pas. »


  1. Les mythes de la révolution libérale des années 80 sont à bout de souffle.

« Le marché, le marché vous dis-je ! »
Tu parles Charles ! Deux crises financières après, une multitude de plans de sauvetage plus loin, on en revient aux bonnes vielles recettes keynésiennes voire à une dose de protectionnisme, des États-Unis à l’ensemble de la planète sauf, exception notable, en Europe où les dogmes libéraux sont écrits en lettres de feu dans les traités. Les peuples grecs, portugais, espagnols… français mis à genoux n’en peuvent plus mais qu’à cela ne tienne, toujours plus de sang et de larmes et cela sans aucun résultat ni en matière d’emploi, ni en matière de croissance. Nous avons les deux meilleurs  libéraux du monde : Angela et Nicolas qui imposent leurs vues aux autres qui n’ont pas les moyens de s’y opposer. Le peuple dégagera Nicolas en mai, le tour d’Angela viendra à l’automne.


  1. Le candidat sortant est honni jusque dans son camp et est devenu le symbole de l’augmentation des inégalités.

Parmi les conservateurs, nombreux, que compte notre pays, il en est de nombreux pour qui les notions de justice sociale représentent l’essence de notre République. Ceux-là ne se reconnaissent pas dans un président qui ne se mêle qu’aux riches. Giscard, l’aristocrate, l’avait compris en son temps et maladroitement mis en œuvre avec ses dîners chez l’ouvrier ou ses récitals d’accordéon. Plus sérieusement, l’électorat ouvrier de droite qui votait pour l’UNR lors des trente glorieuses pouvait y retrouver son compte, ce n’est plus le cas avec l’UMP de 2012. C’est bien pour cela que lorsque la Gauche est crédible, en matière sociale, comme en 1997, avec Lionel Jospin, elle l’emporte. Alors que lorsqu’elle vacille sur ses fondements idéologiques, comme avec Lionel Jospin en 2002, elle perd.


  1. Il a, en outre, fortement heurté les consciences républicaines.

Ce sont encore et toujours les idées qui gouvernent le monde et particulièrement la France pays où le peuple est accroché à la politique comme nulle part ailleurs, sauf peut-être le Sénégal. A Latran, en glorifiant le curé aux dépens de l’instituteur, le candidat sortant a pris tous les républicains à rebrousse poil. Il a heurté les consciences républicaines qui sont consubstantielles à notre République. A Dakar, il a rompu, par l’affichage de son mépris, de sa condescendance vis-à-vis du peuple africain ce lien historique qui nous unit à l’Afrique, dans une relation certes ambiguë, depuis si longtemps. Il a profondément troublé son propre camp ou pour le moins la partie humaniste de celui-ci.


  1. La droite est divisée et n’affiche qu’une unité de façade.

Ils sont tous en embuscade, Juppé qui n’a pas vraiment renoncé, Coppé qui attend son heure, Borloo qui ne se rallie qu’à contrecœur, le Centre de Bayrou qui ne sait comment exister entre deux échéances présidentielles et l’extrême droite qui refuse de se fondre dans la majorité mais peine à affirmer sa différence tant elle se comporte en roue de secours du capitalisme comme à son habitude. Au total, l’attelage est hétéroclite et cela se voit… trop. Et cela porte la défaite comme la nuée porte l’orage qui s’abattra sur eux le 6 mai prochain.


  1.  Comme le disent les meilleurs amis du candidat sortant : la Gauche a perdu en 2002 et 2007, elle ne peut pas perdre à tous les coups.

dimanche 18 mars 2012

Réunion avec Gérard Filoche à Mérindol : un beau succès


75 participants pour notre troisième réunion publique, cette fois sur les thèmes croisés de l'emploi et de la dette. Pendant près d'une heure trente, Gérard a montré avec son éloquence coutumière combien étaient dramatiques les effets du libéralisme dans le monde du travail. Il a pu développer, devant un auditoire attentif et conquis, les solutions alternatives pour sortir de la crise de la dette par le haut, par toujours plus de progrès social.

samedi 18 février 2012

L’énergie qui constitue un enjeu géopolitique, socio-économique, environnemental est soumise aux lois de la physique.  Le concept d’énergie, donne lieu à des quantifications scientifiques et techniques ainsi que de nature sociétale. Il est donc à l’intersection de domaines présentant des logiques, des contraintes et des constantes de temps très différentes.
Cette introduction au débat s’attachera à développer les outils principaux permettant d’appréhender les enjeux sous leurs différents aspects, puis à montrer la nécessité d’une politique énergétique. Enfin, elle abordera des voies possibles pour le futur, en tenant compte de l’ensemble des aspects développés. 

lundi 6 février 2012

Discours de François Hollande
au 36ème Congrès de France Nature Environnement
le 28 janvier 2012
 
Vous avez voulu faire de votre congrès une occasion assez exceptionnelle de convoquer démocratiquement les candidats à l’élection présidentielle, enfin presque tous, pour répondre aux interrogations qui sont les vôtres et confronter les propositions que vous faites et les engagements des candidats. Je m’inscris pleinement dans cette démarche. Je salue votre fédération, les associations qui en sont membres, le million de militants bénévoles qui se dévouent. La démocratie, ce n’est pas seulement de voter tous les cinq ans pour le président de la République. La démocratie, c’est aussi, dans le cadre associatif, de prendre part au destin du pays, de s’engager sur des projets, parfois contre des projets, mais d’être des citoyens actifs. Et c’est en ce sens que je suis très attaché à l’indépendance des associations en matière d’environnement.
La crise que nous traversons n’est pas seulement une crise financière, économique, sociale, c’est aussi une crise environnementale. Nous avons traversé, et nous traversons encore, une période où les ressources naturelles s’épuisent, où la biodiversité recule, où le C02 se concentre, et il est à craindre que si cette crise perdure, en même temps que la crise économique, il s’en trouvera parmi nos concitoyens qui penseront qu’il faudrait mettre de côté la préoccupation environnementale. Alors que je crois profondément que l’écologie et l’environnement sont les leviers pour sortir précisément de la crise.
Le temps écologique est un temps long. Il appelle donc une logique altruiste, démocratique, responsable, et c’est la raison pour laquelle je considère que nous avons à passer un partenariat écologique pour permettre la transition écologique et énergétique. Le partenariat part de ce qui existe. Le Grenelle est un acquis. La méthode, la concertation à Cinq, a été saluée. La prise de conscience de l’urgence environnementale également. La première loi sur le Grenelle a été un succès. Elle a permis de nombreuses avancées. Mais la deuxième a été déjà plus limitée. La volonté politique a faibli. Les moyens financiers n’ont pas suivi. Les objectifs n’ont pas été atteints. C’est la raison pour laquelle, devant vous, je prends l’engagement d’ouvrir un dialogue environnemental qui devra être au même niveau que le dialogue social. Non pas que je veuille opposer le social et l’environnemental ; le lien est direct. Mais nous devons avoir un agenda. Et si demain, je suis le prochain président de la République, j’ouvrirai une conférence environnementale qui prévoira un agenda, des priorités, des objectifs, des moyens pour les atteindre et des indicateurs permettant d’en faire l’évaluation. Cette méthode-là est essentielle si nous voulons réussir. Elle est fondée sur le respect, respect de tous ceux qui viendront dans ce partenariat. Et il faudra ajouter aux Cinq les parlementaires, parce qu’il est très important que les élus qui votent les lois soient directement impliqués dans la recherche des objectifs et des moyens pour les atteindre.
Il y aura deux grandes priorités dans l’agenda : la préservation de la biodiversité et la mutation énergétique.
Sur l’agenda lui-même, il sera au niveau national mais aussi au niveau local. C’est la raison pour laquelle j’engagerai une nouvelle étape de la décentralisation pour que de nouvelles compétences soient données aux élus, avec les moyens correspondants, à la condition, là encore, qu’aux niveaux local, départemental et régional, il y ait également ce dialogue environnemental nécessaire pour atteindre les objectifs.
La démocratie, c’est aussi la participation des citoyens et des associations au grand débat. J’ai entendu un certain nombre de propositions, et notamment sur l’énergie, de faire voter le peuple français. Ma démarche n’est pas celle-là, et je préfère vous le dire tout de suite. Je veux qu’il y ait un grand débat citoyen avec une commission nationale pluraliste qui en sera chargée. Ce débat prendra le temps qu’il faudra, six mois, un an si c’est nécessaire. Au terme de ce débat, c’est le Parlement qui votera la loi de programmation de la transition énergétique.
J’ai moi-même fixé un certain nombre d’objectifs et d’étapes. J’ai considéré que pour la diversification énergétique, il fallait qu’elle soit fondée sur trois principes : la sécurité — la sûreté donc -, l’indépendance et l’emploi. J’ai affirmé la nécessité de diminuer la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 de 75 % à 50 %. Dans le quinquennat, la centrale de Fessenheim sera fermée. Et l’industrie nucléaire deviendra aussi une industrie d’excellence en matière de démantèlement.
Parallèlement, une politique industrielle sera mise en œuvre pour les énergies renouvelables, avec la création d’un fonds de capital-développement pour soutenir les entreprises qui s’engageront dans cette filière. Les tarifs de rachat d’énergie seront fixés à des niveaux permettant de favoriser la géothermie, l’éolien, l’énergie hydrolienne et les panneaux solaires sur les bâtiments. Je prends l’engagement que ce tarif de rachat ne variera pas selon les circonstances. De la même manière, les avantages fiscaux accordés au soutien des énergies renouvelables ne seront plus discutés année après année. Ce sera encadré dans toute la législature, c’est-à-dire que ce qui aura été fixé au point de départ sera également appliqué au point d’arrivée.
Je veux également, en même temps que la diversification énergétique, l’efficacité énergétique. Je propose la mise aux meilleures normes énergétiques d’un million de logements — 600 000 dans le parc ancien, 400 000 pour les nouveaux logements. L’innovation thermique sera une grande priorité. Les réseaux intelligents seront favorisés, aussi bien pour les bâtiments industriels que pour les bureaux, et bien sûr pour les immeubles résidentiels. Pour réduire la consommation de carburant, le fret ferroviaire et le développement des transports doux seront favorisés. La sobriété énergétique sera donc la règle pour atteindre l’efficacité.
Enfin, je suis pour une économie écologique. Nous avons besoin de nouveaux modes de développement, de nouvelles activités. Il y a une nouvelle donne en termes d’emploi, d’investissements à distribuer. Je veux encourager l’écoconception des produits, leur durabilité, leur fonctionnalité, la proximité des lieux de production et des lieux de consommation. Donc, une nouvelle économie.
La fiscalité écologique en sera l’un des instruments. Je prends devant vous trois engagements.
Le premier, c’est de porter en France le niveau de la fiscalité aux normes européennes. Nous avons aujourd’hui du retard. Nous le comblerons. Le principe sera celui du « pollueur payeur ». Et si nous avons à changer le mode de financement de la protection sociale, ce sera aussi, si nous devons baisser les prélèvements sur le travail, en appelant les prélèvements sur la pollution pour financer la protection sociale.
Le deuxième engagement, c’est de procéder dès le début du quinquennat à un examen systématique de l’ensemble des dispositions fiscales défavorables à l’environnement, et d’évaluer tous les dispositifs qui ont été présentés comme favorables. Nous ferons cette évaluation. Il y aura donc une nouvelle donne fiscale qui sera fixée dès le début du quinquennat. Et elle sera fixée durablement. Le principe que je pose, c’est la stabilité des règles, stabilité des règles pour la législation, stabilité des règles pour la fiscalité.
Ensuite, nous avons à évoquer les tarifications en matière environnementale. La tarification actuelle veut que plus nous consommons, moins nous payons. C’est une aberration. Je voudrais donc proposer aux Français de maîtriser leur consommation dans un contexte d’énergie durablement chère. Il y aura donc un forfait de base pour chaque foyer, pour satisfaire les besoins essentiels et à un coût moindre. Plus la consommation augmentera, plus le tarif s’élèvera.
Il y aura, parce que je suis sensible à la grande question de la précarité énergétique et que je ne veux pas opposer le social à l’écologie, un forfait adapté pour 8 millions de nos compatriotes qui aujourd’hui souffrent de la précarité énergétique, et qui auront donc un tarif adapté.
Je veux évoquer un sujet sensible, celui de l’agriculture. Trois principes, là encore, doivent être posés : la proximité et les circuits courts, la qualité — c’est aussi la sécurité pour les consommateurs — et la diversité. Il y aura une grande réforme, celle de la Politique agricole commune, à conduire. Je ferai en sorte que les critères agro-environnementaux soient des critères qui permettent la distribution des aides aux agriculteurs. J’insisterai sur la multiplicité des agricultures. Il n’y a pas qu’une agriculture en France, qui aurait toujours le même mode de développement. Il y en a plusieurs. C’est une richesse pour la France que d’avoir cette diversité de productions, de produits, de tailles d’exploitation, de modes de culture de nos terres. J’aurai là encore plusieurs engagements à prendre devant vous : promouvoir la production biologique, réduire l’usage des pesticides, interdire l’utilisation des OGM en plein champ, mettre en place un étiquetage « sans OGM ».
Et nous devrons aller plus loin. Il nous faut mobiliser la recherche, l’enseignement agricole autour de ces nouveaux enjeux. Et puisque je parle d’enseignement, de recherche, d’éducation, c’est la grande question qui, finalement, nous unit tous au-delà de nos sensibilités : qu’allons-nous allons faire pour les générations qui viennent ? L’éducation à l’environnement devra être dans les apprentissages de base, parce que c’est finalement la citoyenneté, c’est l’autonomie, c’est la capacité de décider librement de ce que l’on consomme ou de ce que l’on ne consomme pas.
Et puisque je parle de la recherche, la recherche doit être mise davantage qu’aujourd’hui au service de l’environnement. Je n’oppose pas le progrès et l’écologie. Le progrès est au service de l’écologie, à condition qu’on y mette tous les moyens nécessaires et qu’on cherche comment améliorer la vie. Donc, sur la recherche, nous devons aller plus loin sur un certain nombre d’évaluations des impacts de l’environnement sur la santé. Par exemple, le Plan cancer devra introduire un volet environnemental pour comprendre ce qui peut être des facteurs permissifs pour la maladie. Il en est de même pour les recherches sur les technologies, où là aussi nous devons faire des corrélations entre ce qui se passe autour de nous, sur nous, et les maladies qui, hélas, se diffusent.
J’aurai également à agir au plan européen et au plan international, si les électeurs m’en donnent mandat.
Au plan européen, un traité est en cours de discussion. Je ne reviendrai pas sur son contenu actuel, les disciplines nécessaires, les responsabilités. Faut-il aller jusqu’à imposer des plans d’austérité dans tous les pays ? Je ne le crois pas, et ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Ce qui manque à l’Europe, c’est une politique de développement, une politique énergétique commune. Il y aurait tant à faire ensemble pour préparer les grandes infrastructures qui nous permettraient d’avoir davantage de fret ferroviaire, qui nous permettraient d’économiser l’énergie, qui nous permettraient d’être un des meilleurs au monde dans les énergies renouvelables ! C’est cette politique commune de l’énergie que je ferai en sorte de promouvoir.
Et puis, il y a le rendez-vous international le plus proche, ce sera au mois de juin prochain, Rio + 20. Nous devons avoir une volonté d’aboutir, et nous devons arriver à une organisation mondiale de l’environnement, comme il existe une Organisation mondiale du commerce, comme il existe une Organisation internationale du travail. Ce devra être la perspective que le prochain président devra ouvrir.
Je veux terminer pour dire que les enjeux, tels que vous les avez vous-mêmes présentés et auxquels j’ai voulu répondre, nécessiteront la mobilisation de tous les acteurs. Bien sûr, du prochain président de la République, de son premier ministre qui devra être directement chargé de la transition écologique. Chaque ministre devra avoir lui-même sa feuille de route en matière de transition écologique dans le domaine de sa compétence. Et enfin, il doit y avoir tous les acteurs, acteurs locaux, acteurs associatifs, et les citoyens eux-mêmes. Nous avons besoin du concours de tous. Il y a heureusement des causes dans notre pays, au-delà des élections, qui devraient nous rassembler. Il y a bien sûr des intérêts, il y a bien sûr des idéologies, il y a bien sûr des peurs, des frilosités. Et puis, il y a la dictature de l’urgence. Mais il y a un moment où nous devons aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est de considérer qu’il y a des dettes financières — sûrement —, des dettes sociales — à l’évidence — mais qu’il y a aussi des dettes écologiques que nous ne pouvons pas continuer, là, d’augmenter année après année, en transmettant ce fardeau aux générations futures.
Je veux terminer sur cette réflexion : toute ma campagne, toute ma démarche, c’est de considérer que la jeunesse doit être prioritaire. Et parce que je fais de la jeunesse la grande cause du prochain quinquennat, si les Français le veulent, je suis conscient que la question du pacte écologique est nécessaire. Nous sommes la génération de la transition. C’est notre responsabilité, à vous, à nous, de permettre de passer d’une économie à une autre, de sources d’énergie à d’autres sources d’énergie, d’un mode de vie à un autre mode de vie. Nous devons préparer ensemble le monde de demain. Et c’est parce que j’ai la responsabilité des générations futures que je suis prêt à relever le défi avec vous.

mardi 24 janvier 2012

Belle démonstration d'unité, ce mardi, à La Fourmi


C'est beau l'unité de la Gauche...

Une bonne cinquantaine de militants étaient réunis ce matin, à La Fourmi, sympathique bar de la place de l'étoile à Cavaillon autour de Jacques Olivier pour une conférence de presse en présence de Patrice Lorello pour la Fédération socialiste du Vaucluse et Olivier Florens pour le Groupe local des verts.
Un grand merci tout d'abord aux patrons de l'établissement qui nous ont reçus chaleureusement. Un grand merci ensuite à la presse qui a répondu à notre appel.
Il s'agissait, bien sûr, d'annoncer officiellement la candidature de Jacques et de présenter son équipe de campagne.
Deux directeurs pour cette campagne, un vert, Jean-Louis Peyron et un socialiste, Philippe Batoux.
La suppléante de Jacques sera Nicole Dossat, militante socialiste de Cavaillon
Adolphe Graëlls assurera la logistique tandis que Olivier Florens et Jacques Charrier s'occuperont de la communication.
Dans son introduction, Jacques a pu se présenter et tracer les grands axes de sa campagne. Nicole a, quant à elle, retracer ses engagements politiques et humanitaires.
Philippe Batoux, pour le Parti socialiste, a  rappelé le sens politique de l'accord intervenu entre les deux partis et, une nouvelle fois appelé au retrait de toute candidature dissidente et de division.
Pour battre la droite et l'extrême droite, aucune voix ne devra manquer à notre candidat, Jacques Olivier.